Séismes, inondations, accidents industriels, pandémies : les risques font partie de notre quotidien. Mais qu’est-ce qu’un risque exactement ? Comment les sociétés s’y préparent-elles ? Voici l’essentiel à retenir concernant les risques et les sociétés en terminale Bac Pro.
Les notions de base à bien distinguer
Quatre notions sont fondamentales et souvent confondues.
Un aléa est un phénomène naturel ou humain potentiellement dangereux : un séisme, une inondation, une explosion industrielle. Il existe indépendamment de la présence humaine. La vulnérabilité désigne la capacité d’une population à subir des dommages en fonction de son exposition et de ses moyens de protection. Un enjeu désigne ce qui peut être endommagé : des personnes, des biens, l’environnement. Le risque est la combinaison de ces trois éléments : un aléa qui touche une population vulnérable avec des enjeux importants. Sans population exposée, il n’y a pas de risque — seulement un aléa.
Les grandes catégories de risques
Les risques naturels sont liés aux phénomènes de la nature : séismes, tsunamis, éruptions volcaniques, inondations, sécheresses, cyclones. Leur fréquence et leur intensité augmentent avec le changement climatique.
Les risques technologiques sont liés aux activités humaines : accidents industriels comme l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001, accidents nucléaires comme Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011, marées noires, pollutions chimiques.
Les risques sanitaires concernent les épidémies et pandémies — la crise du Covid-19 en est l’exemple le plus récent et le plus parlant.
Un point essentiel : les risques sont souvent aggravés par les activités humaines. La déforestation augmente les risques d’inondation. L’urbanisation en zones dangereuses expose davantage de personnes. Le changement climatique multiplie les événements extrêmes.
Les inégalités face aux risques
Tous les pays ne sont pas égaux face aux risques. Les pays pauvres sont beaucoup plus vulnérables que les pays riches car ils manquent de moyens de prévention, de systèmes d’alerte efficaces et de capacités de reconstruction. Un séisme de même intensité fera beaucoup plus de victimes en Haïti qu’au Japon, non pas parce que l’aléa est différent mais parce que la vulnérabilité est incomparablement plus grande.
Comment les sociétés gèrent-elles les risques ?
La gestion des risques s’organise à plusieurs niveaux. La prévention vise à réduire la probabilité du risque : cartographie des zones dangereuses, plans de prévention des risques (PPR), construction parasismique, éducation des populations. La protection cherche à limiter les dommages : digues, systèmes d’alerte précoce, plans d’évacuation. La gestion de crise intervient quand la catastrophe se produit : le plan ORSEC déclenché par le préfet coordonne l’ensemble des secours. Enfin la reconstruction et le retour d’expérience permettent de tirer les leçons pour mieux se préparer à l’avenir.
