Cette évaluation sur le Parfum des fleurs la nuit s’adresse aux classes de Terminale Bac Pro, dans le cadre de l’objet d’étude « Rythmes et cadences de la vie moderne : quel temps pour soi ? ». Elle conclut la séquence consacrée au récit de Leïla Slimani. Construite sur le modèle de l’épreuve du baccalauréat, elle propose un corpus de trois documents qui interrogent chacun notre rapport au temps et à la mémoire.

Corpus proposé

Le corpus rassemble trois documents de nature différente, ce qui permet de travailler la confrontation des supports.

Le premier texte est un extrait du Parfum des fleurs la nuit, aux pages 37 et 38 (édition Folio, Gallimard, n°7073). Le deuxième texte est un extrait de Du côté de chez Swann de Marcel Proust, ce roman célèbre pour sa réflexion sur la mémoire involontaire. Le troisième document est une reproduction du tableau de Salvador Dalí, La Persistance de la mémoire, peint en 1931 et conservé au Museum of Modern Art de New York.

Ces trois documents partagent une même interrogation. Comment le temps et le souvenir façonnent-ils notre perception du présent ?

Le format de l’évaluation

L’évaluation reprend la structure de l’épreuve de français du Bac Pro. Elle se compose de deux parties. La première évalue les compétences de lecture, sur dix points. La seconde évalue les compétences d’écriture, également sur dix points. La durée conseillée est de trois heures, comme à l’examen. Mais vous pouvez la diviser en deux temps.

La première partie : compétences de lecture

Les questions portent sur les trois documents et invitent à les mettre en relation.

  1. Dans l’extrait de Leïla Slimani, comment la narratrice décrit-elle son rapport au temps ? Justifiez par des éléments du texte. (2 points)
  2. Dans l’extrait de Proust, qu’est-ce qui déclenche le souvenir chez le narrateur ? Expliquez le mécanisme décrit. (2 points)
  3. Décrivez précisément le tableau de Salvador Dalí. Quel effet produisent les montres représentées ? (2 points)
  4. Confrontez les trois documents. Quels points communs et quelles différences observez-vous dans leur façon de représenter le temps ? (4 points)

Cette progression permet à chaque élève de montrer ce qu’il sait faire, du repérage simple à la mise en relation plus exigeante.

La seconde partie : le sujet d’écriture argumentative

La seconde partie propose un sujet en lien direct avec le thème de l’année. Voici l’énoncé proposé aux élèves :

« Selon vous, faut-il s’isoler pour mieux se connaître ? »

Vous répondrez à cette question dans un développement argumenté d’une quarantaine de lignes. Pour cela, il s’agira de vous appuyer sur les documents du corpus, sur l’œuvre étudiée en classe et sur votre expérience personnelle.

Ce sujet invite à nuancer plutôt qu’à trancher. Il permet de mobiliser directement l’expérience vécue par Leïla Slimani au musée, tout en ouvrant sur des exemples personnels.

Les attentes pour l’écrit argumentatif

Le développement doit rester clair et organisé. On attend une réflexion construite plutôt qu’une simple opinion. Les élèves défendent un point de vue, tout en envisageant le point de vue opposé.

Concrètement, une bonne copie propose deux parties équilibrées. La première peut montrer que l’isolement favorise l’introspection, comme le vit la narratrice pendant sa nuit au musée. La seconde peut nuancer en rappelant que la rencontre avec autrui, à l’image du gardien, enrichit aussi la connaissance de soi. Les exemples viennent du corpus, de l’œuvre étudiée et de la vie des élèves.

La grille d’évaluation

L’évaluation de l’écrit suit trois critères, comme au baccalauréat.

CritèrePointsCe qui est évalué
Argumentation4 pointsRéflexion construite, arguments pertinents, point de vue nuancé
Références et connaissances3 pointsEmploi du corpus, de l’œuvre étudiée et d’exemples personnels
Expression3 pointsPhrases correctes, orthographe, vocabulaire précis

Cette grille reprend les critères officiels de l’épreuve. Elle permet une notation claire et transparente pour les élèves.

La différenciation proposée

Cette évaluation intègre une différenciation pour rester accessible à tous.

Pour les élèves fragiles, on peut fournir un plan guidé avec des amorces de paragraphes, ainsi qu’un paratexte plus développé présentant chaque document du corpus. La longueur attendue est réduite à une vingtaine de lignes. Un barème adapté valorise alors la compréhension et l’effort de structuration. Pour les élèves plus à l’aise, le sujet est traité intégralement, avec une exigence de nuance et de richesse des références.

Enfin, un temps de préparation au brouillon est accordé à tous. Cette étape aide particulièrement les élèves DYS ou allophones à organiser leurs idées avant de rédiger.

Conclusion de la séquence

Cette évaluation clôt la séquence sur Le Parfum des fleurs la nuit. Les élèves y mobilisent tout ce qu’ils ont appris, sur l’œuvre comme sur le thème de l’année. En confrontant Slimani, Proust et Dalí, ils découvrent que la question du temps traverse la littérature et l’art depuis longtemps. Ils réfléchissent ainsi, avec recul, à leur propre rapport au temps et à la solitude.

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