Après le roman, place à la poésie. Voici L’Horloge et l’Ennemi de Baudelaire en Bac Pro, la troisième séance de notre groupement de textes, consacrée à la poésie et au temps pour une classe de terminale.
Elle prolonge la réflexion sur le thème « Rythmes et cadences de la vie moderne : quel temps pour soi ? ». Cette fois, une question guide les élèves : le temps est-il un ennemi contre lequel on ne peut rien ? Comme les précédentes, la fiche est disponible gratuitement en PDF à la fin de l’article.
Une version v2 qui s’intègre à la fiche séquence
Cette séance fait partie d’un ensemble cohérent. En effet, elle s’intègre dans la fiche séquence sur le groupement de textes Rythmes et cadences de la vie moderne, déjà publiée sur le site. Elle en reprend donc une partie du contenu, notamment le travail sur Dalí.
Il s’agit toutefois d’une version v2 retravaillée. Les questions ont été resserrées et le point de langue prend la forme d’un tableau. De plus, une nouvelle activité invite les élèves à confronter poésie et peinture. Enfin, elle fait suite à la séance 1 sur L’Homme pressé de Paul Morand et à la séance 2 sur Les Choses de Georges Perec.
Deux poèmes de Baudelaire face au temps
La séance réunit deux textes des Fleurs du Mal. D’abord, « L’Horloge » est proposé en extrait : les quatre premières strophes. Ce poème apparaît dans la deuxième édition du recueil, en 1861. Le temps y prend la parole pour rappeler à l’homme qu’il va mourir.
Ensuite, « L’Ennemi » est donné en intégralité. Ce sonnet figure déjà dans la première édition de 1857. Le poète y regarde sa jeunesse passée et constate que « le Temps mange la vie ». Par ailleurs, un court lexique accompagne chaque poème pour lever les difficultés de vocabulaire.
L’Horloge Baudelaire Bac Pro : le déroulé de la séance
La fiche tient sur trois pages A4. Elle suit la même progression que les séances précédentes, de la lecture vers la réflexion personnelle.
Lecture et compréhension
Quatre questions accompagnent la lecture. Les élèves repèrent d’abord comment le temps devient un être vivant. Puis ils identifient le sentiment dominant de « L’Ennemi ». Ensuite, ils relient le temps et la mort dans les deux textes. Enfin, ils analysent une image de chaque poème.
Point de langue : personnification et métaphore
Baudelaire donne au temps un visage. C’est pourquoi un tableau fait travailler quatre procédés : la personnification, la métaphore, la comparaison et la majuscule expressive. Une question porte aussi sur les trois langues que parle l’horloge : le français, l’anglais et le latin.
Ouverture : Dalí et ses montres molles
La dernière page s’ouvre sur un tableau célèbre : La Persistance de la mémoire de Salvador Dalí, peint en 1931. Une description précise guide l’observation. Le tableau lui-même n’est pas reproduit dans la fiche. Vous pourrez donc le projeter depuis le site du MoMA, à New York, où il est conservé. Deux questions invitent alors les élèves à relier ces montres déformées aux poèmes.
Je réfléchis par moi-même
Baudelaire et Dalí représentent le temps de façons opposées. Les élèves complètent un tableau à deux colonnes. Puis ils choisissent la vision qui ressemble le plus à leur propre expérience et justifient ce choix.
Une fiche colorée, fidèle à la charte de la séquence
Visuellement, cette séance reprend la charte des deux précédentes. On retrouve le bandeau d’en-tête, les pastilles numérotées et l’encadré « Ce que je retiens ». Cette fois, un sablier remplace le réveil et le sac de courses. De plus, les vers sont numérotés de quatre en quatre pour faciliter les relevés. Les deux poèmes sont présentés côte à côte, ce qui aide à les comparer.
Comment l’exploiter en classe ?
Plusieurs pistes sont possibles. Par exemple, commencez par une lecture à voix haute de « L’Horloge » : le poème prend alors tout son relief. La projection du tableau de Dalí relance ensuite l’attention en fin d’heure. Par ailleurs, l’activité de comparaison se prête bien à un échange oral avant la trace écrite.
Télécharger la séance en PDF
La fiche est prête à imprimer ou à projeter. Elle est gratuite et libre d’usage pour la classe.
