Un livre qui s’ouvre sur une dispute entre deux voix… qui appartiennent à la même personne. Cette séance fait découvrir Enfance de Nathalie Sarraute et son incipit étonnant.
Elle constitue la quatrième étape de notre séquence de Seconde Bac Pro « Écrire l’intime ». Après le pacte de Rousseau et la distance de Duras, les élèves se demandent pourquoi on écrit ses souvenirs. Deux fiches sont proposées : une version standard et un parcours accompagné.
Un incipit qui ne ressemble à aucun autre
Nathalie Sarraute publie Enfance en 1983, à quatre-vingt-trois ans. Pourtant, le livre ne commence ni par un lieu ni par un personnage. Deux voix y discutent du projet même d’écrire : l’une veut évoquer ses souvenirs d’enfance, l’autre s’en inquiète.
Pour que les élèves mesurent cette originalité, la fiche définit d’abord l’incipit dans un encadré « Outil ». Ainsi, ils peuvent comparer ce début de livre à ce qu’on attend habituellement.
Enfance de Nathalie Sarraute : le déroulé de la séance
Étape 1 : je repère les voix
D’abord, les élèves comptent les voix et repèrent le tiret qui les distingue. Ensuite seulement, ils se demandent si ces voix appartiennent à deux personnes différentes. Un coup de pouce les oriente vers les pronoms « je » et « tu ».
Étape 2 : je comprends le projet
Les élèves relèvent ensuite l’expression qui annonce le projet d’écrire. Puis ils cherchent ce qui inquiète la narratrice et ce que désigne le mot « là-bas ». Ce n’est pas un lieu sur une carte, mais un territoire intérieur : celui de la mémoire.
Étape 3 : j’observe comment c’est écrit
Le travail de langue porte sur les points de suspension et leur effet sur le rythme. Une question relie aussi les trois auteurs de la séquence : le « je » de Rousseau, le « elle » de Duras et le « tu » de Sarraute. Trois façons de se désigner, donc trois distances.
Étape 4 : j’interprète
Enfin, les élèves dégagent les raisons qui poussent Sarraute à écrire, puis expliquent l’originalité de l’incipit. La dernière question ouvre sur toute la séquence : finalement, pourquoi écrire sur soi ?
Un parcours accompagné pour l’élève allophone
La seconde fiche suit exactement les quatre mêmes étapes, avec les mêmes intitulés. L’élève allophone travaille donc la même chose que ses camarades et peut suivre la correction collective.
En revanche, l’accès change. Un encadré « Les mots pour comprendre » explique six mots avant la lecture. De plus, les questions passent surtout par des cases à cocher, et deux amorces de phrases permettent d’écrire un peu. Le bilan à trous reprend quatre mots essentiels au lieu de six.
Conseils pratiques
L’incipit d’Enfance n’est pas reproduit, car l’œuvre est encore protégée par le droit d’auteur. Un cadre pleine page est prévu dans chaque fiche pour y insérer le texte de votre édition. Par ailleurs, la version standard compte cinq pages, le parcours accompagné trois.
Télécharger la séance 4
Comme les précédentes, les deux fiches sont prêtes à imprimer. Elles sont gratuites et libres d’usage pour la classe.
Télécharger la séance 4 sur Enfance (version standard)
Télécharger la séance 4 sur Enfance (parcours accompagné)
Pour revoir l’étape précédente, consultez la séance 3 sur Duras et l’autofiction. La séquence se termine avec l’évaluation finale, et toutes les séances sont réunies sur la page de la séquence Écrire l’intime.
