Comment entrer dans l’écriture de soi avec une classe que l’on découvre ? Cette séance mise sur le rapprochement entre chanson et écriture de soi : deux artistes, deux enfances, et une première porte vers l’intime.

Elle ouvre notre séquence de Seconde Bac Pro « Écrire l’intime », rattachée à l’objet d’étude « Devenir soi : écritures autobiographiques ». La fiche élève est disponible gratuitement en fin d’article. A noter qu’elle reprend en partie la structure d’une fiche de séquence de notre site.

Pourquoi commencer par la chanson ?

En effet, en début d’année, les élèves ne se connaissent pas encore. Leur demander de lire un texte long ou de se raconter serait donc prématuré. La chanson, au contraire, est un support familier : on l’écoute avant de la lire, et chacun y entre sans difficulté.

Concrètement, deux titres sont proposés : J’traîne les pieds d’Olivia Ruiz et Mémoires de Shurik’n. L’une évoque son enfance avec tendresse, l’autre avec la gravité de ce qui ne reviendra pas. Ainsi, les élèves découvrent dès la première heure que l’on peut parler de soi de plusieurs façons.

Le déroulé de la séance

Une mise en route à l’oral

La séance s’ouvre sur une idée simple : une odeur, une musique ou un objet peuvent faire remonter tout un pan de notre vie. Les élèves citent d’abord un de ces « déclencheurs de mémoire ». Puis ils disent si ce souvenir les rend joyeux ou nostalgiques.

Étape 1 : je ressens

On écoute ensuite les deux chansons une première fois, sans rien noter. Deux questions recueillent les premières impressions : quelle chanson touche le plus, et quel âge avaient les artistes au moment de leurs souvenirs ?

Étape 2 : je compare

À la deuxième écoute, paroles sous les yeux, les élèves remplissent un tableau comparatif. Ils y relèvent le décor du souvenir, les sens en éveil, un moment heureux, un moment douloureux et la place du « je ». Peu à peu, cette activité fait apparaître les grands thèmes de l’écriture de soi : l’enfance, le souvenir, la famille et la nostalgie.

Étape 3 : j’analyse la langue

Enfin, le travail de langue porte sur la personne grammaticale. Chez Olivia Ruiz, le souvenir est intime et passe par le « je ». Chez Shurik’n, en revanche, il devient parfois collectif avec le « nous ». Les élèves réfléchissent alors à ce que change ce choix de pronom.

Un bilan pour fixer les acquis

Pour conclure, un texte à trous clôt la séance, avec une banque de mots présentée dans le désordre. Il reprend les notions clés : la première personne, les souvenirs, les cinq sens, le regard de l’adulte et la nostalgie. Enfin, un prolongement facultatif invite chacun à imaginer les premières lignes d’une chanson sur son enfance.

Chanson et écriture de soi : conseils pratiques

Les paroles des chansons ne sont pas reproduites dans la fiche, car elles sont protégées par le droit d’auteur. Vous pouvez donc les projeter ou les distribuer à partir de votre propre support. Par ailleurs, la différenciation est simple : le tableau peut être donné à moitié rempli aux lecteurs fragiles.

Enfin, rappelez aux élèves qu’aucun souvenir personnel n’est lu devant la classe sans leur accord. L’intime est ici un objet d’étude, pas une confession obligatoire.

Télécharger la séance 1

Comme toutes nos ressources, la fiche est prête à imprimer. Elle est gratuite et libre d’usage pour la classe.

Télécharger la séance 1 « Deux chansons, deux enfances »

La suite de la séquence se poursuit avec la séance 2 sur Rousseau et le pacte autobiographique. Retrouvez aussi toutes les séances sur la page de la séquence Écrire l’intime.

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