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  • Publication publiée :22 septembre 2026
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Cette séance 4 sur la comédie continue le projet de 5e sur le théâtre. La comédie adore les rusés et les malentendus. La classe découvre un extrait de La Farce de Maître Pathelin, la plus célèbre farce du Moyen Âge. Ce texte montre comment la ruse et le quiproquo font rire.

Projet 5e : Rire et renverser — la comédie met le monde à l’envers

Problématique : Comment la comédie renverse-t-elle l’ordre social pour faire rire et réfléchir ?

Séance 4 sur 6. Voir le projet complet et les autres séances →

L’extrait étudié

On retient le moment où le trompeur se fait tromper à son tour. Le berger, sur les conseils de Pathelin, répond « Bée » à toutes les questions du juge. Personne ne parvient plus à se comprendre.

Dans ces pages, la ruse renverse la situation. Le plus faible se sort d’affaire grâce à son astuce. Ce retournement répond à la problématique du projet sur l’ordre bousculé.

Les objectifs de la séance

Cette séance poursuit plusieurs objectifs clairs :

  • Comprendre la ruse comme moteur de la comédie
  • Définir le quiproquo, ce malentendu qui fait rire
  • Repérer l’impératif employé pour donner des consignes
  • Enrichir le carnet du comédien

Phase 1 : le trompeur trompé (15 minutes)

La séance commence par la lecture de l’extrait. On demande aux élèves qui trompe qui dans la scène. Cette question crée la curiosité.

Après cet échange, une question lance la réflexion : pourquoi rit-on quand les personnages ne se comprennent plus ? Les élèves formulent des hypothèses.

Phase 2 : analyse guidée (30 minutes)

Vient ensuite l’analyse du texte. Les questions vont du repérage vers l’interprétation :

  1. Quelle astuce le berger utilise-t-il pour se défendre ?
  2. Pourquoi cette réponse unique bloque-t-elle tout le monde ?
  3. Comment le rusé se retrouve-t-il finalement piégé lui aussi ?
  4. En quoi ce malentendu, ou quiproquo, rend-il la scène drôle ? Justifie ta réponse.

Ces questions révèlent la mécanique de la farce. La ruse crée un quiproquo, et le quiproquo fait rire jusqu’au retournement final.

Phase 3 : le point de langue sur l’impératif

Le point de langue porte ici sur l’impératif présent. En effet, mener une ruse consiste souvent à donner des consignes.

On repère d’abord les verbes qui commandent, comme un conseil ou un ordre. On nomme ensuite l’impératif présent et ses trois personnes. Les élèves conjuguent alors quelques verbes utiles à la ruse. Ils comprennent que ce mode sert à diriger l’action sur scène.

Le fil rouge : le carnet du comédien

Le carnet accueille une nouvelle page : la mécanique de la ruse. Les élèves y notent les étapes d’un bon tour, du plan au retournement final.

Cette réserve d’idées servira au moment d’inventer une scène. Le fil rouge prépare ainsi l’écriture finale.

Le lien culturel avec le Roman de Renart

Pour prolonger la séance, on rappelle la figure de Renart le goupil, héros rusé du Moyen Âge. Comme Pathelin et le berger, Renart trompe les plus forts par son intelligence. Les élèves comprennent que la ruse est un motif très ancien du rire.

La différenciation proposée

Cette séance intègre une différenciation adaptée à chacun.

Pour les élèves fragiles, on fournit un résumé de la scène et la définition illustrée du quiproquo. Seules les questions 1 et 2 leur sont demandées. Pour les élèves plus à l’aise, toutes les questions sont traitées, avec le repérage des verbes à l’impératif.

Enfin, pour tous, la restitution reste au choix, à l’écrit ou à l’oral. Cette souplesse aide les élèves DYS ou allophones.

Et après cette séance 4 ?

Cette séance a montré comment la ruse et le quiproquo font rire. Les élèves connaissent la mécanique de la farce. La séance suivante quittera la page pour la scène : mettre le texte en voix et en jeu.

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