Avec Choses que je croyais perdues, le roman de Clémentine Mélois transforme un simple déménagement en voyage dans la mémoire. Une histoire de rupture, pleine d’humour et de tendresse.

Le roman de Clémentine Mélois, une rupture en cartons

Après sept ans de vie commune, Émilie se sépare de Tristan. Elle doit maintenant faire ses cartons et quitter leur appartement. Une étape banale, en apparence.

Pourtant, chaque objet emballé réveille un souvenir. Un bibelot, un papier, un détail oublié : tout ramène au couple qui n’existe plus. Le passé ressurgit ainsi au fil des cartons.

📦 Et si nos objets en savaient plus sur nos histoires d’amour que nous ?

Un « tu » qui ne répond plus

Émilie s’adresse directement à Tristan, comme dans une longue lettre. Mais lui reste silencieux. Ce silence pèse sur tout le livre, comme un trou noir au centre du récit.

Face à ce vide, l’écriture devient une façon de lutter contre le manque. La narratrice redonne vie aux souvenirs, mais elle apprend aussi à se retrouver. Car après des années de compromis, il s’agit surtout de se reconstruire.

Une écriture libre et pleine d’humour

Le récit avance par associations d’idées, avec de nombreuses digressions. On passe de l’émotion à l’autodérision en quelques lignes. Le livre glisse même des reproductions de vieilles coupures du Dauphiné Libéré.

Rien d’étonnant, au fond : Clémentine Mélois est plasticienne et membre de l’Oulipo. Elle aime jouer avec les mots, les images et les formes. Ce livre fait d’ailleurs suite à Alors c’est bien, l’hommage qu’elle avait rendu à son père, Bernard Mélois.

Pourquoi lire le roman de Clémentine Mélois maintenant

Paru le 20 août dans la collection L’Arbalète, chez Gallimard, le livre compte 176 pages. Il se lit donc facilement en un week-end ou pendant les vacances.

Surtout, il fait partie des huit titres de la deuxième sélection du prix Goncourt 2026. Les quatre finalistes seront dévoilés le 27 octobre. En attendant, ce roman de Clémentine Mélois rappelle qu’on peut parler de chagrin avec légèreté, et même avec le sourire.

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