Un vestiaire à soi, l’exposition du Palais Galliera, raconte comment des femmes du XIXe siècle se sont approprié les vêtements des hommes. Un geste de mode, mais surtout de liberté.

Un vestiaire à soi, l’exposition des féminités dissidentes

Son titre complet est explicite : Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au XIXe siècle. Le musée de la Mode de Paris s’intéresse ici à des femmes qui ont osé sortir du cadre.

Pantalons, tailleurs, costumes, cravates : elles ont adopté des vêtements réservés aux hommes. À une époque où tout était codifié, ce choix n’avait rien d’anodin. Il disait au contraire quelque chose de leur indépendance.

👖 Porter un pantalon au XIXe siècle ? Pour certaines, c’était déjà un acte politique.

Des tenues qui racontent une histoire

Le parcours réunit un très grand nombre de pièces. On y découvre notamment des costumes d’amazone, ces tenues portées pour monter à cheval. Mais aussi des pantalons, des tailleurs et des costumes complets.

Autour des vêtements, des peintures, des photographies et des affiches replacent ces tenues dans leur époque. On comprend ainsi comment le vêtement devient un moyen de s’affirmer.

Rosa Bonheur, la star de l’exposition

Le grand moment de la visite, c’est la garde-robe de Rosa Bonheur. Selon l’exposition, elle est présentée pour la première fois au public dans son intégralité. On y voit notamment des costumes et des jaquettes de la peintre.

Célèbre pour ses tableaux d’animaux, Rosa Bonheur a mené une vie très libre pour son temps. Ses vêtements, pratiques et masculins, en sont le reflet. Voilà une belle porte d’entrée pour découvrir cette artiste hors norme.

Infos pratiques pour voir Un vestiaire à soi

Un vestiaire à soi se visite au Palais Galliera, 10 avenue Pierre-Ier-de-Serbie, dans le 16e arrondissement, jusqu’au 14 février 2027. Le musée ouvre du mardi au dimanche de 10 h à 18 h, avec une nocturne jusqu’à 21 h le vendredi.

Le billet coûte 14 €, ou 12 € en tarif réduit. Bonne nouvelle pour les familles et les classes : l’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans. Une sortie idéale pour parler d’égalité, de genre et d’histoire avec des ados.

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