Cézanne et nous au Grand Palais s’annonce comme l’exposition la plus attendue de l’automne parisien. Du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027, les Galeries nationales explorent l’immense héritage du maître d’Aix-en-Provence. Un événement à ne pas manquer.
Cézanne et nous au Grand Palais : un principe simple et vertigineux
L’exposition ne raconte pas une énième biographie de Paul Cézanne. Elle fait autre chose. Elle met ses toiles en dialogue avec celles des artistes qu’il a transformés. Ainsi, on ne suit pas une vie mais une filiation — plus d’un siècle de peinture née d’un seul regard.
Près de 180 œuvres sont réunies pour l’occasion. Environ 70 sont signées Cézanne lui-même. Les autres portent des noms prestigieux : Gauguin, Matisse, Picasso, Mondrian, Joan Mitchell, Bridget Riley ou Peter Doig. En effet, sans Cézanne, ni le cubisme ni l’abstraction n’auraient sans doute existé.
🎨 Cézanne est le maillon à partir duquel la peinture cesse d’imiter le réel pour interroger sa propre construction.
Ce que le visiteur va découvrir
Le parcours débute dans les années 1880. À cette époque, Cézanne, découragé par les échecs, ne cherche presque plus à exposer. Pourtant, artistes et collectionneurs découvrent son travail dans la boutique du père Tanguy. Ils y trouvent une radicalité qui les fascine.
L’accrochage alterne deux approches. D’un côté, des recréations de présentations historiques. De l’autre, des confrontations œuvre à œuvre, au parti pris plus affirmé. Par ailleurs, l’exposition retrace la reconnaissance progressive de l’artiste, d’abord en France puis à l’international. C’est pourquoi elle intéressera autant les néophytes que les connaisseurs.
Une exposition portée par trois grandes institutions
Cézanne et nous n’est pas une exposition ordinaire. Elle est coproduite par le Grand Palais, le Centre Pompidou et l’établissement public du musée d’Orsay et de l’Orangerie. Les commissaires sont Claire Bernardi, du musée de l’Orangerie, et Xavier Rey, directeur du Musée national d’art moderne.
Cette ampleur institutionnelle explique la qualité des prêts réunis. En effet, rassembler 180 œuvres de cette importance demande des moyens considérables. De plus, l’approche généalogique s’inscrit dans une tendance de fond des grands musées : sortir les chefs-d’œuvre de leur isolement pour les faire dialoguer avec ce qu’ils ont engendré.
Infos pratiques
L’exposition se tient aux Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027. L’accès se fait par le métro Champs-Élysées Clemenceau (lignes 1 et 13). La billetterie est déjà ouverte. Les tarifs annoncés varient selon les sources : renseignez-vous directement sur le site du Grand Palais pour le montant exact et la réservation. Comptez environ deux heures pour une visite complète.
